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Oreiller à mémoire de forme ou oreiller classique : le comparatif

Publié le ·6 min de lecture

Oreiller à mémoire de forme ou oreiller classique : le comparatif

L'oreiller est le seul meuble de la maison qui touche la nuque huit heures par nuit. C'est aussi celui que l'on achète le moins souvent, et presque toujours au hasard. Deux familles se partagent les rayons : le garnissage en fibres, souple et bon marché, et la mousse à mémoire de forme, plus ferme et plus chère.

Cet article compare les deux sans prendre parti d'avance. Ce que chacun fait bien, ce qu'il fait mal, ce qu'il coûte, combien de temps il dure, et à quel type de dormeur il convient. Les limites de la mémoire de forme sont dites franchement, parce qu'elles existent et qu'elles décident souvent de l'achat.

Ce que fait bien un oreiller classique en fibres

Un oreiller en fibres synthétiques, c'est du garnissage libre dans une enveloppe. Il ne dicte rien. On le plie, on le tasse, on le roule sous la nuque, on le déplace au milieu de la nuit sans y penser. Pour les dormeurs qui bougent beaucoup et qui alternent le dos, le côté et le ventre, cette souplesse est un vrai avantage. Il est léger, il passe souvent en machine en entier, et il coûte peu. C'est l'oreiller le plus facile à vivre.

Son défaut est l'exact revers de sa qualité. Comme rien ne maintient le garnissage en place, il se tasse sous le poids de la tête. Au bout d'une heure, la hauteur du début n'est plus là. On le retape sans s'en rendre compte, plusieurs fois par nuit, et la nuque redescend chaque fois. Sur un dormeur sur le côté, dont l'épaule crée plusieurs centimètres d'écart entre le matelas et la tête, ce tassement laisse le cou en torsion une bonne partie de la nuit.

Ce que fait bien la mémoire de forme

La mousse à mémoire de forme travaille autrement. Son rebond est lent : elle s'enfonce là où la pression est forte, sous l'arrière du crâne, et reste haute là où la pression est faible, sous la nuque. Le creux se remplit au lieu de rester vide. Comme la mousse est un bloc et non un garnissage libre, la hauteur du premier soir est encore là au petit matin. C'est le vrai argument de cette matière, et il compte.

Cette stabilité explique la forme des modèles ergonomiques. Le Nuage 50 mesure 50 × 30 cm et porte deux hauteurs de vague sur le même oreiller, 10 cm et 7 cm. On passe de l'une à l'autre en le retournant : la vague haute pour le sommeil sur le côté, qui doit combler la largeur de l'épaule, la vague basse pour le sommeil sur le dos, qui en demande beaucoup moins. Un garnissage en fibres ne peut pas tenir deux hauteurs distinctes, puisqu'il se tasse.

Les limites de la mémoire de forme, sans les cacher

La première limite est la sensation. On ne se pose pas sur une mousse à rebond lent comme sur un oreiller moelleux, on s'enfonce dedans. La tête est tenue, entourée. Beaucoup de gens trouvent cela agréable au bout de quelques nuits. D'autres n'aiment pas du tout cette impression d'être maintenu. Il n'y a pas de bon ou de mauvais dormeur là-dedans, c'est une affaire de goût, et cela se décide en dormant dessus, pas en appuyant la main dessus en magasin.

La deuxième limite est le temps d'adaptation. Comptez en général deux à trois nuits, parfois une semaine, avant que la nuque prenne ses repères. Les premiers matins laissent parfois une raideur passagère, le temps que les habitudes de position changent. La troisième limite est l'entretien : un noyau en mousse ne se lave pas. Sur le Nuage 50, la housse texturée en polyester et coton se retire et se lave, le noyau s'aère, et c'est tout ce qu'il demande.

  • ·Sensation d'enfoncement : on est tenu, pas posé. Cela s'aime ou non.
  • ·Deux à trois nuits d'adaptation en général, parfois une semaine.
  • ·Le noyau en mousse ne se lave pas, il s'aère. Seule la housse passe en machine.
  • ·Plus lourd et moins pliable qu'un oreiller en fibres.
  • ·Prix d'achat plus élevé, amorti sur une durée de vie plus longue.

Prix, durée de vie, et à qui on conseille quoi

Les ordres de grandeur sont nets. Un oreiller en fibres synthétiques se trouve en général entre 10 et 30 €, et se remplace tous les deux à trois ans, parfois avant s'il se tasse vite. Un oreiller à mémoire de forme se situe plutôt entre 40 et 90 €, et tient en général trois à cinq ans. Rapporté à la nuit, l'écart de prix devient très faible. Le Nuage 50 est proposé à 55 € seul, ou 65 € avec sa housse texturée, et le deuxième oreiller est à moins 20 % au panier.

Le conseil pratique tient en trois cas. Si vous dormez sur le côté et que vous vous réveillez avec la nuque raide, la stabilité d'une mousse et une vague haute changent souvent quelque chose. Si vous changez de position sans arrêt et que vous aimez plier votre oreiller, restez sur des fibres. Si vous dormez surtout sur le dos, les deux fonctionnent, à condition de rester bas. Une gêne qui dure ou qui réveille la nuit demande l'avis d'un professionnel de santé, pas un nouvel oreiller.

La mémoire de forme achète de la stabilité et une hauteur qui tient jusqu'au matin, au prix d'une sensation d'enfoncement et de quelques nuits d'adaptation. Les fibres achètent de la souplesse et un prix bas, au prix d'un tassement permanent. Choisissez selon votre position dominante et selon la sensation que vous aimez, pas selon l'étiquette.

Questions fréquentes

Faut-il passer à un oreiller à mémoire de forme ?+

Cela dépend de votre position de sommeil. Sur le côté, la mémoire de forme garde une hauteur constante là où un oreiller en fibres se tasse, ce qui limite la torsion du cou. Si vous changez de position sans arrêt et que vous aimez plier votre oreiller, un garnissage en fibres reste plus confortable.

Combien de temps faut-il pour s'habituer à un oreiller à mémoire de forme ?+

En général deux à trois nuits, parfois une semaine. La sensation d'enfoncement surprend les premiers soirs, et la nuque met quelques nuits à prendre ses repères. Si rien ne s'améliore au bout de deux semaines, la hauteur choisie n'est probablement pas la bonne.

Combien de temps dure un oreiller ?+

Comptez en général deux à trois ans pour un oreiller en fibres synthétiques, trois à cinq ans pour une mousse à mémoire de forme. Le signe de fin de vie est simple : l'oreiller ne retrouve plus sa hauteur au matin, ou il faut le retaper plusieurs fois par nuit.

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